Vous souhaitez placer votre argent en 2026 ? Mais dans quel objectif ? Vous hésitez entre le Plan d’Épargne en Actions (PEA) et le Plan d’Épargne Retraite (PER) ? Le premier vise la constitution et la valorisation d’un capital via les marchés actions tandis que le second est pensé pour préparer la retraite, avec un avantage fiscal immédiat à l’entrée. Attention toutefois : ces deux produits sont mis en concurrence alors qu’ils répondent à des logiques complémentaires ! Faisons le point ensemble pour y voir plus clair.
PEA ou PER : lequel choisir pour son épargne ?
Pour choisir entre PEA ou PER, la réponse dépend avant tout de l’horizon de placement, du niveau d’imposition et de la disponibilité souhaitée pour les fonds investis. En effet, ces deux produits n’ont ni le même périmètre d’investissement, ni les mêmes contraintes de sortie, ni la même logique fiscale ; on vous en parle ici.
Le PEA
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est un compte d’investissement qui permet de détenir un portefeuille d’actions et de parts de fonds (OPCVM) d’entreprises européennes. Il permet de détenir un compte espèces (pour alimenter le plan par virement, chèque ou espèces) et un compte-titres (pour conserver les actions achetées), avec un plafond de versement est fixé à 150 000 €.
A savoir : un seul PEA par personne est autorisé (deux par foyer fiscal au maximum). Il est ouvert aux résidents fiscaux français majeurs, auprès d’une banque ou d’un cabinet de gestion de patrimoine.
Son atout principal est sa fiscalité à la sortie car après 5 ans de détention, les plus-values et les dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux s’appliquent. Avant 5 ans, un retrait entraîne la clôture du plan et l’imposition au prélèvement forfaitaire unique de 30 %.
A savoir : depuis la loi PACTE, un retrait partiel après 5 ans ne provoque plus la clôture du plan, ce qui a rendu le PEA plus souple.
Le PEA convient à un épargnant qui souhaite investir sur les marchés actions européens avec un horizon de placement à moyen ou long terme, 5 ans minimum. Le rendement moyen se situe entre 6 et 10 % par an mais celui-ci est directement lié à la performance des marchés.
Précisions : le capital n’est pas garanti et la valeur des actions peut baisser, ce qui fait de lui un Plan d’Épargne adapté aux personnes qui acceptent une part de risque en contrepartie d’un potentiel de rendement supérieur aux livrets réglementés !
Le PER
Le Plan d’Épargne Retraite (PER), créé par la loi PACTE en 2019, a vocation à remplacer les anciens dispositifs d’épargne retraite. Avec celui-ci, le but est de constituer un capital ou une rente en vue du départ à la retraite, en bénéficiant d’un avantage fiscal à l’entrée. Les sommes versées sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels nets.
Concrètement, un contribuable imposé dans la tranche à 30 % qui verse 10 000 € sur son PER économise 3 000 € d’impôt l’année du versement. Cet effet de levier fiscal le rend particulièrement intéressant pour les foyers à fiscalité élevée !
En contrepartie, les fonds sont bloqués jusqu’à la retraite, sauf dans certains cas de déblocage anticipé prévus par la loi : achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, expiration des droits au chômage ou cessation d’activité non salariée. À la sortie, l’épargnant a le choix entre un versement en capital, une rente viagère, ou un panachage des deux.
Le PER existe sous trois formes : le PER individuel (ouvert à tous), le PER collectif (mis en place par l’entreprise, facultatif pour les salariés) et le PER obligatoire (réservé à certaines catégories de salariés). Les versements peuvent provenir de l’épargne personnelle, de l’intéressement, de la participation ou du compte épargne-temps.
Les seuls moyens d’épargne à considérer en 2026 ?
PEA ou PER ? Tous deux sont des outils performants mais ils ne couvrent pas l’ensemble des besoins patrimoniaux. D’autres produits patrimoniaux méritent d’être connus et envisagés, toujours en fonction du profil de l’épargnant.
- L’assurance vie : c’est le placement préféré des Français, et à raison. Elle offre une grande souplesse et un cadre fiscal avantageux après 8 ans de détention. C’est aussi un outil de transmission efficace grâce à ses abattements spécifiques en cas de décès ;
Chez La Financière du Patrimoine, nous proposons des contrats d’assurance vie y compris en version luxembourgeoise, pour les patrimoines plus conséquents, avec accès à plus de 95 % des fonds européens du marché.
- Le contrat de capitalisation : encore méconnu, il a des similitudes avec l’assurance vie mais a des particularités en matière de transmission ;
- Le Private Equity : il permet d’investir dans des entreprises non cotées, avec un potentiel de rendement élevé mais un niveau de risque à prendre en compte ;
- Les SCPI, les OPCI et le LMNP : en immobilier, ces statuts complètent la palette des produits d’épargne intéressants en permettant des revenus réguliers et une diversification du patrimoine hors marchés financiers. Chacun de ces supports obéit à ses propres règles fiscales et à un niveau de risque qui lui est propre.
La combinaison de plusieurs produits, calibrée en fonction de l’âge, de la situation familiale, du niveau d’imposition et des objectifs à court, moyen et long terme, peut être la stratégie la plus cohérente. Mais pour le savoir, un bilan patrimonial est la clé ; il permet de cartographier la situation existante et d’identifier les leviers à activer en priorité.
Vous hésitez encore entre PEA ou PER ? N’attendez pas plus pour avoir les idées claires ! Faites le point sur votre situation et choisissez la solution la plus adaptée à votre situation. Nos conseillers sont à votre écoute et à votre disposition pour vous accompagner dans votre projet patrimonial, quel qu’il soit. Pourquoi s’en priver ?
