La retraite des médecins libéraux s’organise autour de plusieurs dispositifs dont la CARMF, la caisse de retraite obligatoire, et le Capimed, le plan d’épargne retraite facultatif. Même si ces deux peuvent prêter à confusion, leurs rôles et leurs conditions d’adhésion sont profondément distincts ! Il est donc nécessaire de comprendre ce qui les différencie concrètement pour éviter certaines erreurs de parcours et optimiser, le moment venu, les revenus disponibles à la retraite.
Il s’agit là de deux dispositifs complémentaires et aux logiques différentes !
Est-ce que l’affiliation à la Capimed est obligatoire ?
L’affiliation ne relève en aucun cas d’une obligation.
En effet, la Capimed est un dispositif qui a été mis en place pour offrir un complément de retraite aux médecins exerçant en libéral, âgés de moins de 70 ans, ainsi qu’à leur conjoint affilié à la CARMF. Contrairement à cette dernière, qui est le socle du régime de retraite des médecins, celle-ci se présente sous la forme d’un plan d’épargne retraite individuel !
C’est un système qui permet d’épargner de manière progressive tout au long de l’activité professionnelle, dans une logique de capitalisation. Il vient donc s’ajouter au régime de base et aux régimes complémentaires obligatoires.
L’objectif n’est pas de le substituer à la CARMF mais de constituer un capital ou une rente supplémentaire, destiné à améliorer le niveau de vie à la retraite ou à pallier certains aléas.
Quelles sont les sorties possibles ?
Le Capimed est reconnue pour sa souplesse lors du départ à la retraite ou en cas d’événements de vie exceptionnels. Plusieurs options de sortie sont possibles afin d’adapter la liquidation des droits des adhérents à leur situation personnelle ou patrimoniale.
Ces modalités peuvent être choisies au moment de la liquidation, à condition de respecter les règles fixées par le contrat.
En départ à la retraite
La liquidation des droits peut être demandée dès que l’âge légal de départ à la retraite est atteint mais il n’est pas nécessaire de liquider ses droits immédiatement. En effet, il est possible d’attendre jusqu’à 70 ans avant d’effectuer cette démarche. Ce report peut s’inscrire dans une stratégie de retraite progressive ou simplement permettre d’accroître le montant final du capital ou de la rente.
En rente ou en capital
Les droits acquis peuvent être versés sous deux formes principales : en capital ou en rente viagère. De ce fait, le capital peut être perçu en un seul versement ou de manière échelonnée, en cinq ou dix annuités. Cette souplesse permet une adaptation aux besoins de trésorerie ou à une logique de transmission patrimoniale ! Le contrat prévoit aussi des cas de déblocage anticipé pour certains événements de vie, dont une liquidation judiciaire, un décès du conjoint ou partenaire de Pacs, une mise en invalidité (du médecin ou de son conjoint) ou un besoin lié à l’acquisition d’une résidence principale.
Dans ce dernier cas, des prélèvements spécifiques s’appliquent, similaires à ceux d’une sortie classique en capital.
En réversion
Le Capimed offre également la possibilité de protéger un proche grâce à la réversion. Lors de la liquidation des droits, l’adhérent peut choisir une rente sans réversion, ou bien opter pour une réversion à hauteur de 60 % ou 100 % au bénéfice d’une personne désignée. En cas de décès avant toute liquidation, les droits sont transférés au bénéficiaire sous forme d’une rente temporaire ou viagère, selon les modalités fixées par le contrat.
Ce mécanisme permet de garantir un revenu à un proche, tout en assurant la continuité de l’effort d’épargne réalisé pendant l’activité professionnelle.
La CARMF et la Capimed n’ont donc pas les mêmes fonctions. Quand la première s’impose à tous les médecins libéraux, la seconde relève d’un choix très personnel ; l’une repose sur la solidarité, l’autre sur la capitalisation. Connaître ces différences aide à bâtir une stratégie de retraite cohérente, qui ne se limite pas aux obligations mais anticipe aussi les besoins futurs, avec des solutions ajustées à chaque étape de la vie.



